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 Devoir N°1 La lèpre

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Tiamarys
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MessageSujet: Devoir N°1 La lèpre   Lun 8 Fév - 16:16

Devoir a rendre par MP uniquement

Citation :
Sous forme de rp, décrivez le processus que vous devriez suivre si on vous découvrait lépreux.

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Dim 28 Mar - 15:34

Christoff a écrit:


Christoff Tarôt
Université Belrupt
Faculté de Médecine
Deuxième Année

Christoff était bouleversé. Assis sur son lit de l’auberge où il logeait depuis quelques mois à Lyon, il tentait de trouver une autre explication. Cela faisait maintenant une journée complète qu’il n’avait pas mit le pied dehors…
Il ne pouvait plus se le cacher, tout indiquait qu’il avait attrapé la maladie incurable, soit… la lèpre.
Se regardant encore dans la glace, il vit les lésions sur sa peau, qui fût autrefois semblable à celle des autres humains. Il savait bien d’où provenait cette maladie. L’auberge où il logeait était tellement mal entretenue, qu’il ne s’étonna pas que se soit cette maladie dont il soit atteint.
Puis, il décida qu’il n’avait plus le choix. Il sortit de l’auberge et se dirigea vers le dispensaire, pour y annoncer sa maladie et par le même fait, son exclusion dans une léproserie. Il était venu à Lyon pour y aider le dispensaire qui avait besoin de plus de médecin pour répondre au besoin de la population. Caché sous une veste à capuchon, il demanda à la jeune infirmière Nancy d’aller chercher le chirurgien, propriétaire du dispensaire, M. Jeguérit.
- Christoff? demanda Nancy. Est-ce toi?
- Oui, répondit-il d’une voix morte et effacée.
- Cela n’a pas l’air d’aller, rajouta Stacy, une autre jeune infirmière.
- As-tu besoin de quelque chose? questionna Suzy, encore une autre assistante médicale.
- Je veux simplement voir Jeguérit…
- Je vais le chercher, décréta Nancy.
Elle revint accompagner du fameux chirurgien. En voyant Christoff caché sous sa veste à capuchon, Jeguérit compris que quelque chose n’allait pas…
- Viens dans mon bureau…
Le lépreux suivi Jeguérit dans le bureau de celui-ci. Christoff retira alors sa capuche laissant ainsi le chirurgien découvrir son visage. Ce dernier sembla d’abord effrayé, puis pensif. Il demanda à Christoff de reculer de quelques pas, au cas où. Puis il se décida à parler.
- L’auberge où tu dors est-elle…
- Sale? compléta le lépreux. Oui, énormément. J’aimerai d’ailleurs que les propriétaires payent le prix pour ce qu’ils ont fait. J’ai fait des études en Droit (HRP : En faite je les commence mais pour le bon fonctionnement de mon histoire ) mais je ne pourrait pas les poursuivre devant les tribunaux, puisque je passerait probablement le restant de mes jours dans une léproserie. Promet moi de trouver un bon avocat pour les enfermer en prison et s’assurer que personne d’autre n’ai à dormir dans cette auberge tant qu’elle ne sera pas complètement nettoyée et désinfectée.
- Bien. Attend-moi ici.
Jeguérit revint une demi-heure plus tard, pour lui annoncer que la cérémonie religieuse aurait lieu le soir même. Christoff dû s’installer à l’Église jusqu’au soir. Il en profita pour écrire à ses amis, afin de leur annoncer la nouvelle et qu’il ne les reverrait jamais… Il devait quitter la société, sa famille et être séparés physiquement de ses amis, de son village et commencer la dernière phase de sa vie au milieu d’autres lépreux. Gardant ses larmes, il pensa à tous ce qu’il n’aura pas pu faire dans sa vie… Sa carrière de chirurgien et de procureur. Ses études ainsi que fondé une famille avec sa petite amie, à laquelle il écrivit une touchante lettre d’adieux lui demandant de refaire sa vie, s’excusant mille fois de la tournure des évènements et qu’il aurait tant voulu lui faire des adieux officiels… Il en profita pour glisser l’argent qu’il lui restait dans l’enveloppe, se disant que cela ne lui servirait plus à grand-chose.
Puis le prêtre vint le chercher, pour la cérémonie. Christoff ne connaissait pas grand monde à Lyon et seuls les membres du dispensaire vinrent y assister. Christoff n’écouta pas vraiment ce que disait le prêtre. Il pensait plutôt à ce qui lui arriverait quand il entrerait en ladrerie. Il voyait déjà l’endroit où se regroupaient les gens comme lui, avec un enclos, un clocher de grosses bâtisses et la chapelle articulée au logement des malades... Il savait aussi que la direction des léproseries était la plupart du temps stricte, bien qu’elle varie dépendamment des régions. Les ecclésiastiques avaient une tendance à contraindre les ladres au silence, à la chasteté, au respect de la clôture, bref, la même discipline que les haitiés. Il se voyait déjà arriver dans quelques heures, après la fin de la cérémonie à la léproserie, vêtu d’un sarreau frappé d'un cœur, d'une cagoule pour cacher son visage, qui deviendrait répugnant et d'une crécelle de bois. Son nez tombera, ses orbites se creuseront, ses chairs seront travaillées par la lèpre… Pourquoi la terrible maladie, rapportée de Palestine et de Syrie par les croisés, devait-elle s’attaquer à un jeune homme de 19 ans. Perdu dans ses réflexions, il sursauta lorsque le prêtre lui annonça qu’il était temps d’y aller…
La vie continua… La léproserie dans laquelle Christoff se retrouva rendait la vie très austère aux lépreux. Toutes fois la léproserie faisait de bons efforts pour prendre en charge les malades autant matériellement, que spirituellement et non plus seulement les rejeter. Christoff eut beaucoup de difficulté à accepter son handicap, mais après plusieurs mois, il y consentit. Sachant qu’il pouvait arriver que le corps s’autoguérisse. Le premier mois fût très difficile. Christoff voyait peu à peu des morceaux de sa chair tomber, ainsi que son nez… Après une autre journée à regarder par la fenêtre, en pensant à tous se qu’il allait manquer et à toutes les aventures que vivaient tant d’autre gens, il posa sa tête sur son oreiller, en rêvant à une vie meilleure…

NOTE A. Très bon travail Christoff

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Lun 29 Mar - 11:07

Harlan a écrit:
Du haut d’un promontoire, un jeune médecin héla Harlan.

Excusez moi mon brave, je suis en train d’étudier la médecine… dites moi… heu… pourriez vous me dire comment vous êtes arrivé là ?

J’ai été déclaré lépreux, une cérémonie religieuse eu lieu et je fus enfermé dans une léproserie…

Heu… c’est un peu court…

c’est court ? oui en effet, voici ce qui c’est passé, aussi dur à raconter que cela peut l’être.

Tout a commencé à l’hospital, lorsqu’ils m’ont annoncé le diagnostic…

Lépreux… Le diagnostic était tombé comme un couperet. Harlan le lépreux, voilà comment je serai connu dorénavant.

Je me laissai aller aux larmes en pensant : Je vais devoir quitter tous mes amis, même ma fiancée… Je vais mourir quant à mon ancienne vie. Plus de contact avec tous ceux que j’ai connu. Brrr. Pourquoi moi ? J’aurais certainement dû faire plus attention à mon hygiène lors de ma dernière croisade…

Il me fut octroyé un sarreau frappé d’un cœur. Pour cacher mon visage qui n’allait pas tarder à être défiguré, une cagoule me fut donner et une cliquette de bois que je devais faire tourner à l’approche de personne dans ma direction, comme ceci. Il fit cliqueter la crécelle usée. C’est vêtu comme une de ces personnes que l’ont n’osent regarder quand on est bien portant, que j’allais finir ma vie.

J’ai du régler les quelques affaires que j’avais en cours… Je dois avouer que je n’ai jamais traité des affaires aussi facilement. Ils voulaient que je reparte le plus vite possible, ils étaient prêts à toutes les concessions.

Ensuite une cérémonie a eu lieu… une cérémonie religieuse qui s’est poursuivie hors de la ville en direction de la léproserie. Ce fut une sorte de procession. J’avais l’impression d’être à mon propre enterrement : les gens qui pleurent, vous n’êtes plus dans le monde des vivants mais pas non plus dans celui des morts. C’est l’épisode le plus douloureux, je dirais. Je voyais mes proches, mais eux faisaient mine de ne plus me voir. Ils se préparaient à la séparation.

Arrivée en léproserie, je fus obligé de faire un serment d’obéissance. La vie y est stricte : silence, chasteté, interdit de sortir… mais nous avons une certaine assurance que nous ne sommes pas seuls. Nous pouvons manger suffisamment, être assisté en fin de vie ou lors de l’apparition de handicaps lourds.

Je sais que je ne reverrai pas ma famille, c’est pourquoi, si vous pouvez leur dire que je pense à eux… notamment ma fiancée. Qu’elle refasse sa vie, qu’elle soit heureuse, qu’elle n’attende pas mon impossible retour.

Je vous parle parce que vous êtes en hauteur et loin du bâtiment. Ne leur dites pas que j’ai rompu le silence, je ne voudrais pas me retrouver évincé, seul, à errer et mendier dans les rues.

Je vous remercie de ces renseignements… J’essaierai d’aider les personnes atteintes de ce mal que je croiserai dans la rue… en votre nom.

NOTE A Excellent. J'ai adoré votre approche de la maladie. Bravo!!

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Lun 29 Mar - 11:09

Plume a écrit:


Cela faisait déjà quelques temps que je ne me sentais pas très bien. J'avais mis cela sur le compte de la fatigue. Ce matin là, alors que je faisais ma toilette, j'aperçus une tâche qui était apparue. Inquiète, je l'observais. Elle était large et dépigmentée. Un frisson me parcourut et je cherchais avec angoisse si j'avais d'autres tâches sur le corps. Je n'en vis point d'autre, à ce moment là, mais je me remémorai en un instant mes études de médecine et les différentes maladies que j'avais appris à reconnaitre. Tremblante, je partis chercher une aiguille dans ma besace. Je la saisis et me piquais à de nombreuses reprises sur la tâche ignoble. Aucune douleur, rien! Je recommençais encore et encore... Je ne parvenais pas à accepter que j'étais, sûrement, atteinte de la lèpre... Ce n'était pas possible! Pitié.... Je m'écroulais en larmes sur mon lit.

Je savais exactement ce qui m'attendait, je connaissais tous les stades de la maladie mais surtout l'isolement, plus de vie sociale.... Je devrais porter un sareau avec un coeur et une crécelle pour avertir de mon passage afin que les gens ne soient pas trop dégoutés par mon apparence.

Je songeais aux pustules, aux déformations qui allaient apparaitre, au pourrissement de mon corps qui allait partir en lambeaux....

Après une cérémonie religieuse, je serai enfermée dans une léproserie. Avec des inconnus. Des lépreux tout comme moi... Je ne devrais plus parler aux biens portants que contre le vent et ne jamais m'en approcher à plus de quelques pas.... Je ne verrai plus ni mes amis ni ma famille... Mais, c'était la seule solution raisonnable avec l'évolution de la maladie. Pour pouvoir être assisté dans mon invalidité et avoir un lieu où dormir...

Je savais ce qui me restait à faire.

Après avoir séché mes larmes, je partis mettre de l'ordre dans mes affaires et prier Aristote pour que la mort m'emporte vite. Je connaissais la lèpre, en théorie, et je savais qu'elle était fort peu contagieuse. Cependant, je ne voulais pas prendre de risque avec la vie de ceux que j'aimais.


NOTE A. Bon travail plume, parfait le coup de l'aiguille!

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Lun 29 Mar - 18:05

Elienore a écrit:
Elienore de Montsalvy
le 29 mars 1458

Faculté de médecine 2éme niveau

La lèpre

Par cette froide soirée d’hiver, Elienore était dans le salon de son domaine en compagnie de sa mère Bertrande. Seule la faible lueur de quelques chandelles et du feu qui rougeoyait dans l’âtre illuminait la pièces confortable. Les deux femmes devisaient de chose et d’autres en brodant une belle bannière pour la chambre de la petite Eloïse. Les animaux enchantés se disputaient la place avec les farfadets et les fées, les couleurs tendres s’étalaient peu à peu sur la toile de jute.

Elienore se leva et demanda à sa mère.

Tu veux un peu de vin? J ‘ai terriblement soif.

La vieille dame fit signe que non de la main, elle regarda sa fille se désaltérer et reporta son attention sur son travail quand un bruit métallique la fit sursauter.. La coupe avait roulé à terre, mais Elienore ne s’en souciait pas. Elle s’était approchée du feu et semblait regarder quelque chose sur la face interne de son bras. Son immobilité absolue frappa Bertrande qui se redressa , vaguement inquiète.

Qu’y a-t-il? Que regardes-tu?

Elle ne répondit pas, ne bougea pas. Il y avait quelque chose de si effrayant dans cette inertie que Bertrande cria.

Elienore! Qu’Est-ce que tu as?

Elle se retourne, laissa tomber son bras, sourit, mais c’était un curieux sourire, un étirement machinal des lèvres qui était presque une grimace.

Rien mère! Une bûche a éclaté et une brindille m’a brûlée au bras. Allez vous coucher, vous en avez besoin, il se fait tard.

Sa voix semblait venir de très loin. D’un geste mécanique, elle prit une cape et l’enfila, la serrant autour de son corps. Sa mère la regardait avec stupeur.

Mais enfin, où vas-tu maintenant.

Je veux m’assurer que tout va bien, Guy le muet a un peu trop bu, ce soir, et une mauvaise surprise peut toujours venir. Je ne tient pas à ce qu’il y ai un nouvel incendie.

Bertrande était trop lasse pour discuter et elle monta se coucher. Pourtant avant de sombrer dans la délicieuse torpeur du sommeil, elle éprouva une étrange sensation, comme un pressentiment que le malheur n’allait pas tarder à frapper.

Elienore fila dans la nuit jusqu’à la cabane des marais. La vieille la fît entrer sans poser de question. Pour que la Montsalvy se déplace en pleine nuit jusqu’à sa masure il devait se passer quelque chose de grave. Une fois dans la demeure du médecin, Elienore sans un mot montra la tache blanchâtre et grumeleuse sur son bras. Le visage de la vieille dame se transforma laissant voir une terreur teintée de compassion. D’un ton grave elle annonça.

Il va falloir te montrer courageuse ma fille car tu vas devoir quitter le monde des vivants sans pour autant trouver la mort rapidement. Ta beauté va se flétrir, ton corps va se décomposer alors que ton âme sera toujours intacte jusqu’à ce qu’enfin Aristote se montre miséricordieux et te rappelle à lui. Tu sais ce que représente cette tache, c’est pourquoi tu es venue à moi. Il te faut prévenir les tiens et les quitter sans plus attendre, leurs vies en dépend.

Elienore quitta le marais sans se retourner, jamais elle n’y reviendrait. Elle rentra chez elle. Aux premières lueurs de l’aube son maigre bagage était fait. Elle rejoignit sa mère dans la cuisine.

Bertrande failli pousser un cri en voyant sa fille entrer, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Elle voulu la serrer dans ses bras mais Elie la repoussa doucement.

Non, maman…ne me touche pas, tu ne dois plus m’approcher, plus jamais.
Je porte un mal en moi, je porte la mort…Je suis Lépreuse.
Bertrande ferma les yeux et de lourdes larmes coulaient le long de ses joues pâles. Elie pourtant continua sachant qu’elle devait tout dire avant de partir.

Là-bas, dit-elle, à mi-route entre Polignac et Aurillac, les moines ont jadis élevé une maladrerie où vivent désormais celles qui sont mes sœurs. C’est là que je vais aller.

Bertrande dans une plainte souffla.

Toi ma fille si pleine de vie et de joie tu vas t’enterrer dans une léproserie… ce n’est pas possible.

Elle ramassa son baluchon.

Je te confie Eloïse donne lui tout l’amour que je ne pourrai plus lui donner. Je suis morte pour vous. Vivez en paix.

Elle sortit de sa demeure et prit la route de sa nouvelle maison. Désormais elle attendrait la mort avec ses semblable. Le reste de sa vie serait consacré à la sauvegarde de son âme. Car son corps ne serait bientôt plus qu'une chose répugnante.

NOTE A. Très bon travail

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Mer 31 Mar - 18:34

Forigoler a écrit:


Ma vie a basculé ce jour là … Le jour où j’ai appris que plus rien jamais ne serait comme avant … plus rien …

Voila quelques temps que j’avais une drôle de tache sur la joue, tache qui ne partait pas et qui au contraire s’agrandissait peu à peu. Je n’en souffrais pas mais cela devenait de plus en plus hideux et les gens commençaient à me montrer du doigt. Je décidais alors d’aller consulter un médecin à ce sujet.

Il examina la tache légèrement dépigmentée sur ma peau puis me demanda si je ressentais des démangeaisons ou des douleurs. Je ne ressentais rien du tout. Il prit alors une petite aiguille et je le vis me piquer la joue, il aurait pu la transpercer que je n’aurais pas plus senti de douleur.

Il eut un regard alors inquiet et je sus tout de suite qu’un mal très grave m’avait atteint. Il toussota puis m’expliqua que j’étais atteinte de la lèpre. Il m’expliqua aussi quelle serait ma nouvelle vie …

Depuis ce jour là, je ne me déplace plus sans porter un sarreau frappé d’un cœur, une lourde cagoule sur la tête et une cliquette au poignet. Au départ, les gens se sauvaient sur mon passage lors de mes rares passages en ville. Je n’avais de toute façon pas le droit de les approcher ou alors contre le vent et toujours à quelques pas. Je n’ai plus jamais embrassé ni mon mari ni mon fils.

Une messe fut organisée dans le village et une procession m’emmena dans mon nouveau lieu de vie : la léproserie St Lazare, grosse bâtisse ceinte de murs épais et où règne un silence de plomb.

J’ai pu y voir toutes les facettes de cette horrible maladie avant de les vivre moi-même. Ma peau s’est peu à peu détériorée sans pouvoir y apporter aucun remède. Mon nez est tombé puis le bout de mes doigts un à un. Chaque jour, j’espérais ne plus voir le jour se lever, je pensais à ma famille, à mes amis et je m’enfermais dans le silence pour penser à eux.

Aujourd’hui, j’accueille la mort comme une délivrance. Je ne souhaite pas même à mon pire ennemi de connaître un tel sort. J’ai prié longuement chaque jour dans l’espoir qu’un jour enfin, un médecin puisse guérir ou prévenir une telle maladie, pour qu’enfin dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants ne connaissent plus jamais de telles souffrances.

NOTE A. Très bon travail Forigoler

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Mer 31 Mar - 18:35

Pilliwiggin a écrit:
Pilli essaya de s'imaginer cela, être atteinte d'une telle maladie. Cela était impossible la madadie touchant essentiellement les personnes pauvres, les gueux, les vagabonds ou les paysans comme l'avait dit le professeur. Les nobles et les notables étant relativement protéger de part leur façon de vivre, cela la rassura pour son fils et elle même. Il est vrai qu'elle vaillait à une alimentation saine pour son fils et elle mais aussi pour tous ceux qui vivaient au domaine. Elle se repris ses pensées avaient dévié. Pour aider les autres, il fallait savoir se mettre à leur place bien souvent. Elle se concentre donc sur le devoir à faire.

Elle avait ramarqué un problème de peau. En l'examinant elle en vint à se poser des questions ... ces grandes taches légèrement dépigmentées sur la peau ne lui disait rien qui vaille. Elle décida d'aller voir un médecin de ses amis. Il pris une aiguille après avoir examiner la peau. Elle le vit la piquer avec mais rien, aucune sensation. Elle devint livide car ce qu'elle cragnait était confirmé. Elle n'avait pas oser faire le test elle même.
Son ami, le coeur gros lui annonça qu'il allait préparer la cérémonie religieuse, une messe suivi d'une procession et on la mènerai à la léproserie. Elle devrait désormais tout quitter son monde, ses amis, se famille et ... son fils. Cette seule pensée fit couler des larmes sur ses joues. Le coeur lourd, elle parti avec lui afin de prévenir la famille et régler ses affaires, qui allait veiller sur ses biens mais surtout sur son fils.
Elle revêtis un vêtement qui lui fut remis, un sareau frappé d'un cœur. Voilà c'était officiel. Elle mit la capuche sur la tête car même si cela ne se voyait pas, elle voulait faire le deuil de sa vie passée dans le calme. Elle prie la cliquette qui serait semble t-il la seule compagne qu'il lui restera lorsqu'elle sera enfermée.
Lorsque des membres de sa famille et des amis furent là, elle veilla à leur parler contre le vent et ne jamais s'en approcher à plus de quelques pas. Le reste se passa comme dans un cauchemard, un rêve éveillé même si elle le savait vrai ... la cérémonie ... la procession.

Pilli fini sa copie le coeur gros. Tous ses pauvres gens qui vivaient cela et qu'on pouvait aider. Elle espérait au fond d'elle qu'un remède puisse être trouvé.

NOTE A. Très bien

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MessageSujet: Re: Devoir N°1 La lèpre   Ven 2 Avr - 7:43

Amy a écrit:


"Amy vous êtes atteint de la lèpre"

Ces mots raisonnent encore dans ma tête... Voila déjà quelques années que je suis dans cette léproserie
Je me souviens encore de ce jour....

- Amy... Regardez moi, comprenez vous ce que je dis ?
Vous devrez quitter la société ... Vos amis ... Votre famille...

_ Ma famille ?.... Mais... Ma vie.... C'est eux.....

- Vous serez isolée dans une léproserie...

_ Isolée.??? Pour combien de temps? *Soupire* Mais je ne peut pas partir loin d'eux...

- Vous ne les verrez plus......Je suis désolé mais c'est la procédure à suivre...

A cette instant je ne réalisais pas encore tout ce qui se passait...


Le soir même une cérémonie fût organisée, une messe à était donner puis viens le temps des séparations...
Ce matin là javais encore tout.... Et à cet instant tout m'était enlever... Tout ce qui me rendez heureuse, tout ce qui était moi...
Mon mari, Mes enfants, Ma familles, Mes amis... Un déchirement tellement douloureux.... Je crois que tel un cristal, on pouvais entendre le brisement de mon cœur volé en éclat...
Il me fallait partir.... Déjà.... Ils m'emmenèrent avec eux.... Je ne pouvais m'empêcher de regarder mon mari et mes enfants, je voulait imprégner leurs images dans ma mémoire... La seule chose qui me resterai d'eux.... De simple souvenirs..


Traversant la grande cours j'etais vêtue d'un vêtement assez spécial, un sareau frappé d'un cœur, je regardait autour de moi de grosse bâtisse, un clocher et puis près d'un bâtiment qui s'en doute serai l'endroit où je logerai une chapelle y était accolé....
En entrant dans les couloirs j'aperçus ceux qui à ce jour deviendrai mes compagnons d'infortune.... Leurs visages était creuser par la maladie et mutilés ainsi que leurs corps... Ils n'était plus l'ombre d'eux même... Bientôt je serai comme eux....


La porte s'ouvrit sur une pièce qui était ma chambre en pénétrant dans cette salle j'entrai dans ma nouvelle vie reclus loin des gens que j'aimais...


Les années on passer, plus la maladie gagne du terrain, moins j'ai mal .... Heureusement car la solitude et se vide immense que je ressent suffit à elle même pour m'habiter d'une souffrance infinie .... Les jours passe et se ressembles.... Je la sens proche de moi ... La mort... Mais quand viendra t-elle me prendre mon dernier souffle de vie?... Tel une délivrance qui enfin cessera mon calvaire...

NOTE A Excellent AMy. Du très bon travail!!

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