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 Semaine 5 L'ergotisme

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Tiamarys
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MessageSujet: Semaine 5 L'ergotisme   Lun 8 Fév - 16:22

L'ergotisme (ou feu Saint-Antoine, ou encore mal des ardents), maladie dont on a longtemps ignoré la cause, est une intoxication due à l'absorption d'ergotamine présents dans un champignon appelé ergot du seigle.

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Histoire
C'est au début de notre ère que l'ergot se répand. Le seigle est une céréale utile et répandue car elle résiste mieux que le blé au froid.

Il peut y avoir par moment confusion entre l'ergotisme et la sorcellerie ou la possession démoniaque, quand la cause naturelle n'est pas décelée par la médecine.

L'intoxication est baptisée « feu de Saint-Antoine » car nombre de ses victimes se rendent en pèlerinage auprès des reliques de ce saint, à Saint-Antoine-l'Abbaye (Isère, France), dans l'espoir d'être guéries, mais aussi en raison des sensations de brûlures ressenties dans les membres des malades auxquelles on doit l'autre nom de la maladie « mal des Ardents » .

Ces pèlerinages sont souvent couronnés de succès, le pèlerin s'éloignant de la source de pain fabriqué à partir du seigle ergoté le temps que les stocks soient écoulés.

on attribut la guérison à Saint-Antoine qui est le saint patron des ergotiques. C'est l'été que la maladie frappe quand on consomme la nouvelle récolte.


Les symptômes convulsifs comprennent des crises de convulsions et des spasmes douloureux, des diarrhées, des paresthésies, des démangeaisons, des maux de tête, des nausées et des vomissements. *

Habituellement, les effets gastro-intestinaux précédent les effets nerveux. En plus des convulsions, il peut exister des hallucinations et des troubles psychiatriques comme la manie.

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Forme gangréneuse

La gangrène sèche est le résultat d'une vasoconstriction induite par des alcaloïdes comme l’ergotamine et l’ergocristine du champignon. Elle affecte les doigts et les orteils.

Les symptômes comprennent une desquamation, un affaiblissement des pouls périphériques, une perte de sensibilité des extrémités des œdèmes et, finalement, la nécrose des tissus touchés.

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A la première période
« Un homme sain, robuste, gai, devient tout à coup sombre, mélancolique, presque stupide ; il sent un malaise, un brisement dans les membres et un accablement général pendant le jour ; pendant la nuit, il est agité de rêves effrayants qui l’éveillent en sursaut : il est dans une agitation continuelle au lit et d’une pâleur presque livide ; il ressent des douleurs vagues au dos et surtout aux jambes ; il éprouve des mouvements involontaires ou des contractions spasmodiques dans les membres qui sont quelquefois douloureuses comme des crampes ; parfois une chaleur cuisante et momentanée envahit la partie qui doit éprouver les effets du mal. Le pouls commence alors à s’animer un peu, mais quelquefois il ne se dérange pas du tout, l’appétit se soutient ; le ventre est un peu dur et tendu, mais libre, quelquefois douloureux ; les urines toujours libres et abondantes mais couleur de paille et limpides. C’est ainsi que la maladie débute pour l’ordinaire et cet état en est la première période ».

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A la deuxième période
« La seconde période s’annonce par l’augmentation des accidents dont on vient de parler : les membres qui avaient été en convulsions sont pesants, engourdis ; dans ceux qui sont menacés de gangrène, il y a une douleur vive et poignante qui, lorsqu’elle est très forte, donne au pouls une fréquence momentanée et fait naître une sueur à la tête et à la région épigastrique. On observe constamment que dans cet état l’air froid diminue la douleur des membres. Si on saigne alors le malade, on en tire un sang noirâtre, visqueux et sec ; la ténacité de ce sang est quelquefois si forte qu’on a autant de peine à le couper qu’une chair durcie. Tout le sang est constamment couenneux et d’une épaisseur extrême. Chez quelques sujets, on aperçoit une rougeur érysipélateuse aux membres qui tourne bientôt au violet, c’est ce qu’on appelle le Feu Saint-Antoine dans les campagnes, mais cet accident est néanmoins rare. Le pouls se resserre de jour en jour et devient très faible et très petit. L’appétit se soutient encore quelquefois dans cette seconde période, mais tous les aliments chauds fatiguent l’estomac : une moiteur douce ou une légère sueur est alors bon signe et une preuve que les remèdes agissent avec succès. Les malades ont froid et pâlissent, ils se remuent avec peine et cet état dure plus ou moins de temps ».

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A la troisième période
« La troisième période s’annonce par le changement subit de la douleur vive que les malades sentent aux pieds ou aux mains, douleur qui se transforme en froid glacial : alors le sentiment s’éteint entièrement dans la partie souffrante. La douleur se communique de proche en proche, de la main à l’avant-bras, de l’avant-bras au bras, etc.
« La même progression de la douleur a lieu dans les parties inférieures, lorsqu’elles sont attaquées ».
« Le membre affecté devient livide et semble avoir été trempé dans de l’eau glacée ; la partie diminue de volume et se dessèche ; les malades pâlissent, jaunissent, se refroidissent peu à peu : le blanc de leurs yeux est jaune ; alors le pouls devient si faible et si petit qu’on a de la peine à le sentir. Le meilleur signe qu’il y ait de cette période est un fourmillement dans la partie malade qui annonce un commencement de vie. Il incommode beaucoup les malades, mais bien moins que l’engourdissement auquel il a succédé ou qui pourrait le suivre. La chaleur y renaît, le pouls se ranime et le visage reprend sa couleur naturelle ».

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A la quatrième période
« La quatrième période se remarque au moment où le membre malade, qui était livide, est devenu comme une chair boucanée et noire, et que le sentiment et la vie n’y existent plus. Quelquefois, le membre affecté a perdu sa couleur naturelle et parvient à cet état sans qu’il ait été précédé d’aucun erysipèle sensible. Le pouls se fait alors à peine sentir : l’abattement est extrême. Le membre devenu noir n’est pas fétide : il est comme durci et desséché au feu, sans vie et sans sentiment et sa séparation du reste du corps est désirable. La nature l’opère souvent d’elle-même, surtout aux articulations.

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