Domaine du bon repos

royaumes renaissants
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Semaine 8 Les saignées et les anesthésies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tiamarys
Baronne
Baronne
avatar

Nombre de messages : 1164
Age : 43
Localisation : Fief d'Aubiat ou cief de Bellecombe
Date d'inscription : 24/01/2009

MessageSujet: Semaine 8 Les saignées et les anesthésies   Lun 8 Fév - 16:43

L'anesthésie
La notion d'anesthésie est connue dès le XIIe siècle, mais était-elle répandue ?

Au XIIe, Roger de Parmes utilise l'éponge soporifique pour anesthésier ses patients :
une éponge imbibée d'eau chaude est trempée dans une potion à base de jus de jusquiame, d'opium et de chanvre indien qui est ensuite posée sur les
voies respiratoires du patient.

Au XIIIe, Théodoric utilise la même méthode avec une potion à base de jus de jusquiame, de mandragore, de graines de laitues, d'opium, de ciguë et
d'hyoscyamus. Ces préparations agissent par imprégnation des muqueuses nasales et buccales.


Les saignées


Les précautions :

Durant la saignée, le malade doit être en position allongée pour éviter les vomissements et les malaises.

Après la saignée, le malade doit éviter les efforts excessifs, il doit s'allonger, et éviter les repas copieux, en s'alimentant progressivement.

Chez les personnes qui n'ont pas l'habitude d'avoir des saignées, il faut commencer par des saignées de petite quantité, et l'augmenter ensuite progressivement.

Il ne faut pas pratiquer les saignées chez les femmes au cours des règles, ni chez les femmes enceintes car chez ces femmes les saignées peuvent être à
l'origine de mort foetale.

Ne pas de faire des saignées chez les malades fébriles, les malades pâles, les malades à tempérament très froid,
chez les personnes vivants dans les pays ou il fait très froid ; chez les malades qui souffrent de douleur intense.


Pas de saignées chez les enfants de moins de 14 ans, et chez les personnes âgées (risque de survenue d'accidents vasculaires) sauf si c'est absolument nécessaire, dans ce cas-là, le faciès du malade, sa rougeur teinte, sa corpulence musculaire, le volume de ses vaisseaux sanguins et la puissance des battements de son pouls doivent être rassurants.

Il faut aussi éviter les saignées chez les personnes trop maigres, trop obèses, asthéniques, trop pâles.


La saignée locale :

Elle permet d'évacuer une petite quantité du sang capillaire cutané et sous-cutané ; pour ce type de saignée, il exisite deux techniques :

soit à l'aide de la ventouse que l'on applique sur la peau après avoir réalisé des incisions cutanées superficielles (scarifications),
donc l'extraction du sang est accélérée par le vide aspirant créé à l'intérieur de la ventouse.
La saignée par ventouse permet d'extraire du sang capillaire cutané et sous-cutané, donc la quantité du sang évacuée est faible et
les retentissements sur la circulation générale sont très limités, pour cela, on peut facilement remarquer que les saignées par ventouse ont été surtout
utilisées pour leurs prétendus effets thérapeutiques locaux sur l'organe qui se trouve à proximité de la zone cutanée de la saignée.


soit à l'aide de sangsues :

La sangsue est une annélide gluant de la famille des Hirudinées ; c'est un vers marin ou d'eau douce dont le corps est terminé par une ventouse à chaque extrémitéune lui permettant de se fixer solidement à la peau des vertébrés, puis avec ses trois machoirs, elle fait une plaie cutanée à travers laquelle elle suce le sang ; pour faciliter cette action de succion du sang, la sangsue sécrète une substance à effet anticoagulant (l'hirudine) qui empêche la coagulation du sang.
La sangsue est utilisée en Médecine (d'autrefois) pour réaliser des saignées locales car elle peut sucer jusqu'à 50 à 60 g du sang.
Le risque majeur des saignées à l'aide de sangsues est l'infection.

les espèces de sangsues qu'il faut utiliser dans le domaine médical, car certaines espèces sont toxiques
(donc il ne faut pas utiliser les les sangsues à grosse tête, celles de couleur grise très foncée ou noire, vertes, et à des rayures de couleur d'azur,
celles qui possèdent des villosités).

Ces sangsues peuvent provoquer des malaises, des tuméfactions, des ulcérations, des hémorragies, de la fièvre et de l'asthénie.
Il faut aussi éviter les sangsues qui vivent dans les eaux sales et utiliser de préférence, celles que l'on trouve dans les eaux habitées par les grenouilles, et les eaux qui laissent pousser les mousses.

Il faut les pêcher un jour avant leur utilisation, il faut les faire vomir en les comprimant pour vider le contenu de leur estomac,
puis il faut verser sur elles une petite quantité du sang d'un agneau ou un autre animal pour les nourrir légèrement.

Les sangsues doivent être lavées avant qu'elles soient appliquées sur la peau pour éliminer la glaire et les saletés recouvrant leur corps.

La zone cutanée d'application des sangsues doit être préparée, par lavage et en massant (frottant) la peau pour le faire rougir.

Ce qui active les sangsues c'est d'enduire la surface d'application cutanée par du sang

Une fois les sangsues sont remplies du sang, pour les faire décoller de la peau, il faut répandre sur leur corps une petite quantité du sel, ou de la cendre,
ou à l'aide d'un morceau d'étoffe chauffé (lin, laine ou éponge).

Pour la peau libérée des sangues, le bon geste à faire, c'est d'appliquer sur la peau une ventouse pour extraire localement le sang contenant les substances
nocives laissées par les sangsues dans les sites de leur succion.



**********************


Au IIe siècle avant Aristote, Claude Galien, physicien romain et médecin des gladiateurs, fut l’un des adeptes de cette pratique, s’inspirant
des théories d’Hypocrate2.

À cette époque, ces philosophes-médecins pensaient que la santé de l’homme dépendait d’un équilibre entre les quatre humeurs du corps,
correspondant par analogie aux quatre éléments de l’univers :

le sang (feu) ;
la lymphe, ou pituite (air) ;
la bile jaune (terre)
la bile noire ou atrabile (eau).

Lorsqu’un tempérament était trop sanguin, il fallait pratiquer une saignée pour retrouver cet équilibre tant recherché.

L'évacuation de sang, désignée en 1130 sous le nom de saignée, est pratiquée par des chirurgiens.
Les saignées sont abondantes, provoquant parfois la mort des malades.

On rapporte que sur les champs de bataille, la saignée est de mise sur des blessés perdant leur sang et cause bien souvent leur mort.

Les chirurgiens saignent les malades, mais aussi les gens en bonne santé.
Par exemple, les moines sont saignés quatre fois l’année dans un espace appelé “la maison des saignées”.

On utilisait pour les saignées :

des lancettes pointues à double tranchant, et pourvues de lames droites ;
des ventouses qui aspiraient le sang par succion (technique venant de l’Antiquité) ;
des ventouses à lames au xvii e et xviii e siècle ;
des sangsues .

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Tiamarys
Baronne
Baronne
avatar

Nombre de messages : 1164
Age : 43
Localisation : Fief d'Aubiat ou cief de Bellecombe
Date d'inscription : 24/01/2009

MessageSujet: Re: Semaine 8 Les saignées et les anesthésies   Ven 20 Aoû - 18:05

La sangsue est hermaphrodite, c'est-à-dire un animal qui possède les deux sexes et sert aussi bien de mère que de père. C'est un invertébré qui a la forme d'un ver aplati de couleur plutôt foncée. Elle protège ses oeufs jusqu'à l'éclosion et les petits s'accrochent à son ventre jusqu'à ce qu'ils soient prêts à vivre leur propre vie.


A chaque bout de son corps elle a des ventouses pour l'aider dans ses mouvements. Certaines sangsues savent nager.
Elle emmagasine une grande quantité de sang dans son intestin. Le sang qui est sa nourriture principale est nécessaire à son régime alimentaire. D'autres mangent des vers et des insectes.

La sangsue s'agrippe et tout en suçant le sang, elle injecte sa salive dans le sang de sa proie. La sangsue est une aide précieuse en médecine. Autrefois on s'en servait pour faire des saignées. Mais on s'est rendu compte avec les années que sa salive contenait des anticoagulants et des anti-inflammatoires. Sa salive est donc utilisée en médecine dans différents domaines, surtout celui des greffes pour combattre l'infection.

La sangsue s'accroche à sa proie, fait une petite morsure et sa salive qui empêche la coagulation lui permet de boire le sang plus longtemps et de se gaver. Elle est souvent bien accrochée à sa proie et difficile à enlever. Pour enlever une sangsue qui s'est attachée à votre jambe, vous l'aspergez d'eau salée pour lui faire lâcher prise. Elle devrait être remise à l'eau car elles sont en voie d'extinction.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
 
Semaine 8 Les saignées et les anesthésies
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» PINSCHER menacée de mort, maitre irresponsable
» Oisillon d'une semaine environ
» Un petit Border dans 2 semaine
» poésies contre les oiseaux en cages et autres
» 3 semaine sans manger!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Domaine du bon repos :: programme troisième année médecine-
Sauter vers: