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 Fiches des maladies

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Tiamarys
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MessageSujet: Fiches des maladies   Ven 19 Mar - 11:14

La Lèpre a écrit:


Tenue
Le lépreux doit porter un vêtement spécial, un sareau frappé d'un cœur, d'una cagoule pour cacher son visage et d'une " cliquette " de bois, sorte de crécelle.

Le mal
La maladie associe des lésions de la peau et du système nerveux.
Son nez tombe, ses orbites se creusent, ses chairs sont travaillées par un mal qui est incurable.

L'affection, peu contagieuse, se développe lorsque l'hygiène est défectueuse
l'incubation peut s'étendre sur plusieurs années.
Il ne doit parler aux biens portants que contre le vent et ne jamais s'en approcher à plus de quelques pas.

Son origine
La maladie fut rapportée de Palestine et de Syrie par les croisés.

Ce qu'il faut faire
Tout homme atteint de la lèpre est enfermé dans une léproserie, après une cérémonie
religieuse.
La séparation :

Une fois reconnu officiellement lépreux, le malade doit quitter la société, sa famille.
Les lépreux peuvent rester marié, bien que séparés physiquement de leur conjoint, ses amis,
son village et commencer la dernière phase de sa vie au milieu de ses semblables.

Cette séparation est l'objet d'une cérémonie
(messe puis procession pour accompagner le ladre à sa nouvelle demeure).
Entrer en ladrerie est un "déchirement humain et comme au seuil de la mort, il fallait de surcroît régler ses affaires ".

La vie dans les lèproserie
Les léproseries se distinguent des hôpitaux par leur aspect
(enclos, clocher, grosses bâtisses, et surtout chapelle articulée au logement des malades),
par leur régime interne et par leur direction immédiate ou supérieure.

Bien sûr les usages varient selon les régions, et beaucoup d'établissements ont connu plusieurs
types d'organisation. Elles connaissent des évolutions communes, notamment la tendance voulue
par les ecclésiastiques à contraindre les ladres à la même discipline conventuelle que les soignants
(les haitiés), c'est à dire silence, chasteté, respect de la clôture, mais les ladres ne prononcent
pas de vœux (une promesse d'obéissance en tient lieu).

Une vie très austère en somme où ceux qui dérogent aux règles peuvent évincer.
Les ladres avaient ils le choix ou une certaine liberté ?
Le libre choix devait être rare tant la sécurité matérielle, la certitude d'être assisté dans
l'invalidité, les pressions familiales et sociales sur eux devaient être fortes.
L'entrée dans un couvent de lépreux ou dans une fraternité (moins contraignante)
devait être une carte forcée, avec la maladie pour seule vocation religieuse.
Cependant les ladres restent des laïques même vivant en communauté
(à une époque où les communautés non rattachées à un ordre approuvé sont suspectes).
Cet idéal de vie est menacé de l'intérieur quand (à partir de 1300)
l'emprise de la collectivité se desserre et que les provendes individuelles réduisent
l'égalitarisme des malades et le contraste entre fraternités de lépreux et les autres types de
léproseries.
Donc même avec des insuffisances, les léproseries furent un effort pour prendre en charge
les malades (matériellement et spirituellement) et non plus seulement les rejeter
L'assistance aux ladres s'est banalisé en même temps que
l'image de la lèpre évolue, mais c'est une mutation incomplète puisque de nombreux malades ne
vivaient que d'aumône.



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MessageSujet: Re: Fiches des maladies   Ven 19 Mar - 11:21

la variole a écrit:


Le mal

La variole ou petite vérole est une maladie infectieuse d'origine virale, très contagieuse et épidémique.

Le mot variole vient du latin varus, i (qui signifie pustule) et de varius, a, um (qui signifie moucheté).
En effet, la variole se caractérise en quelque sorte par un "mouchetage de pustules".

Il s'agit d'une maladie exclusivement inter-humaine ; il n'y a aucun réservoir de virus animal.

La porte d'entrée est usuellement les voies respiratoires, même si d'autres voies de contamination sont possibles.
Une première réplication virale se fait au niveau des bronches, sans occasionner aucun symptôme.
Le virus se diffuse ensuite et entraîne les premiers signes de la maladie.

La première lésion se situe fréquemment au niveau du pharynx, permettant ainsi le relargage des virus dans l'atmosphère.
La peau est atteinte par transfert du virus à ce niveau.

La maladie, si elle ne tue pas le patient, est immunisante : toute réinfection par le même virus est impossible pendant des années (voire à vie).

La période entre la contamination et l'apparition des premiers signes (durée d'incubation) est classiquement de 10 à 14 jours.
L'éruption est précédée par une fièvre durant quelques jours, avec frissons, maux de tête, nausées…

L'éruption est caractérisée par l'apparition de taches rouges sur la peau, devenant des vésicules, puis des pustules avant de former une croûte.
L'étendue en est variable et reste étroitement reliée à l'évolution de la maladie (une éruption de plus grande taille est un critère de gravité).
Les lésions sont plus fréquentes au niveau du visage et des paumes.
La lésion est rarement hémorragique (saignante), mais est, dans ce cas, gravissime.

La variole était un fléau redoutable et redouté.
Elle tue un malade sur cinq (chez les adultes, près d’un malade sur trois).
Quand elle ne tue pas, elle laisse souvent un visage grêlé, défiguré à vie.
Elle est toujours restée hors de portée d’un traitement efficace.

Le diagnostic différentiel doit être fait avec la varicelle.
Cette dernière présente aussi une période d'incubation de 14 à 16 jours (extrêmes 10-21 jours), des prodromes tels que fièvre et céphalées,
des éruptions sur le scalp, le tronc et le visage.
La principale différence entre la variole et la varicelle : les lésions de la varicelle (dans l'ordre macules, papules, vésicules, croûtes)
n'évoluent pas toutes en même temps. Il peut donc y avoir en même temps des papules, vésicules etc. contrairement à la variole

Ce qu'il faut faire
La variolisation :
La première mention écrite de la variole vient d'un médecin d'Alexandrie, Aaron.
Dès le XIe siècle, les Chinois la pratiquaient.
Il s'agissait d'inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la maladie en mettant
en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. (le pus)

Son origine

Connue dans la Chine ancienne où elle aurait été introduite en l'an 49 de notre ère.
Il est généralement admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, à la suite de l'épidémie de la Mecque en 572.
Cependant plusieurs savants ont aussi voulu voir la variole derrière l'épidémie qui frappa l'Empire romain durant le règne de Marc Aurèle, couramment appelée peste antonine.
Le fléau s'est ensuite répandu dans le monde entier, causant, au cours des siècles, d'effroyables pandémies responsables de millions de morts.



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MessageSujet: Re: Fiches des maladies   Ven 19 Mar - 11:29

La peste a écrit:


Conseils a donner en cas d'épidémie.

Brûler des troncs de choux et des pelures de coing ;
Allumer des feux de bois odoriférants dans les chaumières ;
Faire bouillir l'eau et rôtir les viandes ;
Prendre des bains chauds ;
Pratiquer l'abstinence sexuelle ;
Pratiquer de nombreuses saignées ;


Transmission:
L’homme est essentiellement contaminé par la piqûre de puce infectée, en particulier Xenopsylla cheopis (la puce du rat),
très rarement par la morsure d’un rongeur infecté et encore plus rarement en en consommant.
Le modèle de transmission le plus répandu passe par les puces de rongeurs qui transmettent la bactérie de la peste à l’homme lors d'un repas sanguin.
Lors d’une épidémie, la transmission peut se faire par voie respiratoire interhumaine si l'un des malades est atteint d’une lésion respiratoire ouverte.
Dans ce cas, il s'agira de peste pulmonaire et non de peste bubonique.

Les différentes pestes
Peste bubonique
Forme la plus fréquente en milieu naturel, la peste bubonique fait suite à la piqûre de la puce d'un rat ou d'un rongeur infecté.
La peste se déclare d'abord chez les rongeurs qui meurent en grand nombre.
Les puces perdant leur hôte recherchent d'autres sources de sang, et contaminent l'homme et les animaux domestiques par piqûre.
Après une incubation de moins d’une semaine, apparait brutalement un état septique avec fièvre élevée sans dissociation de pouls, frissons, vertiges,
sensation de malaise. L’examen clinique détecte le bubon au deuxième jour. Le bubon est une adénopathie (ou ganglion augmenté de volume)
ou paquet ganglionnaire, satellite du territoire de drainage de la piqûre de l’ectoparasite, inflammatoire, suppuré et très œdémateux.
Les aires ganglionnaires le plus souvent touchées sont l’aire inguinale (pli de l'aine) ou crurale (haut de la cuisse), plus rarement axillaire
voire cervicale. Des signes de déshydratation et de défaillance neurologique vont accélérer l'évolution de la maladie vers une mort en moins de sept jours
en l'absence de traitement efficace. On estime entre 20 et 40% le nombre de malades qui vont guérir spontanément après un temps de convalescence assez long.

**************

Peste septicémique
Cette forme constitue 10 à 20% des pestes[2]. La peste septicémique est la plupart du temps une complication de la peste bubonique, due à
une multiplication très importante des bacilles dans la circulation sanguine. Cette variété de peste apparaît quand les défenses des ganglions lymphatiques
et les autres types de défense sont dépassés. Le bubon peut n’être que peu apparent. Il s'agit d’une forme plus grave et très contagieuse.

*************

Peste pneumonique ou pulmonaire
Forme plus rare que la peste bubonique, mais nettement plus dangereuse et extrêmement contagieuse, la peste pneumonique ou pulmonaire survient
lorsque le bacille pénètre directement dans l'organisme par les poumons (et non par la peau, après une piqûre de puce).
Les humains sont contaminés par les projections d'expectorations purulentes et microscopiques contenant le germe.
Après une incubation de quelques heures, s’installe une pneumopathie aiguë sévère avec état septique.
Même avec un traitement antibiotique approprié, cette forme de peste est souvent mortelle en quelques jours par œdème pulmonaire aigu et
défaillance respiratoire.


Traitement historique

*prier les saints, notamment saint Roch et saint Sébastien (voir Saints antipesteux)

*organiser des processions de flagellants, brûler les hérétiques, les juifs et les lépreux accusés de propager la maladie

*la thériaque, composée de multiples plantes, a été utilisée. Sa teneur en opium devait diminuer légèrement la diarrhée et les douleurs
(plus de cinquante drogues, plantes et autres ingrédients dont le castoréum, l'opium, la vipère et la scille)

*les bézoards, les sécrétions animales (sang de vipère et bave de crapaud), étaient largement utilisés avec le succès que l'on devine

*la purge et la saignée, en aggravant l'état de choc et la diarrhée, permettaient peut-être d'abréger les souffrances des patients

le traitement dit « électuaire des trois adverbes »[12] : « cito, longe, tarde », (pars) vite, (va) loin, (reviens) tard – traitement pas toujours facile à mettre en œuvre, et susceptible de propager plus encore la maladie.

*les mesures d’isolement, avec désinfection et fumigation des maisons, isolement des malades, désinfection du courrier et des monnaies, création d’hôpitaux hors les murs, incinération des morts

RECETTE DE LA THERIAQUE:

Ingrédients :
Opium de Smyrne : 120 ; gingembre : 60 ; iris de Florence : 60 ; valériane : 80 ; acore aromatique : 30 ; rapontic (rhubarbe) : 30 ; quintefeuille (potentille) : 30 ; racine d’aristoloche : 10 ; racine d’asarum : 10 ; racine de gentiane : 20 ; racine de meum : 20 ; bois d’aloès : 10 ; cannelle de Ceylan : 100 ; squammes de scille : 60 ; dictame de Crète(marjolaine) : 30 ; feuilles de laurier : 30 ; feuilles de scordium : 60 ; sommités de calament : 30 ; sommités de marrubes : 30 ; sommités de pouliot : 30 ; sommités de chamaedrys (germandré) : 20 ; sommités de cammaepitys : 20 ; sommités de millepertuis : 20 ; rose rouge : 60 ; safran : 40 ; fleurs de stoechas (lavande) : 30 ; écorce sèche de citron : 60 ; poivre long : 120 ; poivre noir : 60 ; fruits de persil : 30 ; fruits d’ammi : 20 ; fruits de fenouil : 20 ; fruits d’anis : 50 ; fruits de séseli : 20 ; fruits de daucus de Crète (carotte) : 10 ; fruits d’ers : 200 ; fruits de navet : 60 ; fruits de petit cardamome : 80 ; agaric blanc (champigon de Paris) : 60 ; suc de réglisse : 120 ; cachou : 40 ; gomme arabique : 20 ; myrrhe : 40 ; oliban : 30 ; sagapénum (Gomme séraphique) : 20 ; galbanum (extrait de férule) : 10 ; opopanax : 10 ; benjoin : 20 ; castoréum : 10 ; mie de pain : 60 ; terre sigillée : 20 ; sulfate de fer sec : 20 ; bitume de Judée : 10.

On pilait toutes ces substances convenablement desséchées, on les passait au tamis de soie de manière à obtenir une poudre très fine et à laisser le moins possible de résidus : c’était la poudre thériacale. On prenait alors 1 000 grammes de cette poudre, 50 grammes de térébenthine de Chine, 3 500 grammes de miel blanc et 250 grammes de vin de Grenache.
On liquéfiait dans une bassine la térébenthine, et on y ajoutait assez de poudre thériacale « pour la diviser exactement ». D’autre part on faisait fondre le miel et, tandis qu’il était assez chaud, on l’incorporait peu à peu au premier mélange ; on y ajoutait alors par petites quantités le reste de la poudre et du vin, ce qui devait donner finalement une pâte un peu molle.
Après quelques mois, on triturait de nouveau la masse dans un mortier pour la rendre parfaitement homogène.




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MessageSujet: Re: Fiches des maladies   Ven 19 Mar - 11:59

L'ergotisme a écrit:


Le mal :

L'ergotisme (ou feu Saint-Antoine, ou encore mal des ardents), maladie dont on a longtemps ignoré la cause, est une intoxication due à l'absorption d'ergotamine présents dans un champignon appelé ergot du seigle.

Histoire :

C'est au début de notre ère que l'ergot se répand. Le seigle est une céréale utile et répandue car elle résiste mieux que le blé au froid.

Il peut y avoir par moment confusion entre l'ergotisme et la sorcellerie ou la possession démoniaque, quand la cause naturelle n'est pas décelée par la médecine.

L'intoxication est baptisée « feu de Saint-Antoine » car nombre de ses victimes se rendent en pèlerinage auprès des reliques de ce saint, à Saint-Antoine-l'Abbaye (Isère, France), dans l'espoir d'être guéries, mais aussi en raison des sensations de brûlures ressenties dans les membres des malades auxquelles on doit l'autre nom de la maladie « mal des Ardents » .

Ces pèlerinages sont souvent couronnés de succès, le pèlerin s'éloignant de la source de pain fabriqué à partir du seigle ergoté le temps que les stocks soient écoulés.

on attribut la guérison à Saint-Antoine qui est le saint patron des ergotiques. C'est l'été que la maladie frappe quand on consomme la nouvelle récolte.

les symptômes :

Les symptômes convulsifs comprennent des crises de convulsions et des spasmes douloureux, des diarrhées, des paresthésies, des démangeaisons, des maux de tête, des nausées et des vomissements. *

Habituellement, les effets gastro-intestinaux précédent les effets nerveux. En plus des convulsions, il peut exister des hallucinations et des troubles psychiatriques comme la manie.

Les différentes formes :

Forme gangréneuse

La gangrène sèche est le résultat d'une vasoconstriction induite par des alcaloïdes comme l’ergotamine et l’ergocristine du champignon. Elle affecte les doigts et les orteils.

Les symptômes comprennent une desquamation, un affaiblissement des pouls périphériques, une perte de sensibilité des extrémités des œdèmes et, finalement, la nécrose des tissus touchés.


A la première période
« Un homme sain, robuste, gai, devient tout à coup sombre, mélancolique, presque stupide ; il sent un malaise, un brisement dans les membres et un accablement général pendant le jour ; pendant la nuit, il est agité de rêves effrayants qui l’éveillent en sursaut : il est dans une agitation continuelle au lit et d’une pâleur presque livide ; il ressent des douleurs vagues au dos et surtout aux jambes ; il éprouve des mouvements involontaires ou des contractions spasmodiques dans les membres qui sont quelquefois douloureuses comme des crampes ; parfois une chaleur cuisante et momentanée envahit la partie qui doit éprouver les effets du mal. Le pouls commence alors à s’animer un peu, mais quelquefois il ne se dérange pas du tout, l’appétit se soutient ; le ventre est un peu dur et tendu, mais libre, quelquefois douloureux ; les urines toujours libres et abondantes mais couleur de paille et limpides. C’est ainsi que la maladie débute pour l’ordinaire et cet état en est la première période ».


A la deuxième période
« La seconde période s’annonce par l’augmentation des accidents dont on vient de parler : les membres qui avaient été en convulsions sont pesants, engourdis ; dans ceux qui sont menacés de gangrène, il y a une douleur vive et poignante qui, lorsqu’elle est très forte, donne au pouls une fréquence momentanée et fait naître une sueur à la tête et à la région épigastrique. On observe constamment que dans cet état l’air froid diminue la douleur des membres. Si on saigne alors le malade, on en tire un sang noirâtre, visqueux et sec ; la ténacité de ce sang est quelquefois si forte qu’on a autant de peine à le couper qu’une chair durcie. Tout le sang est constamment couenneux et d’une épaisseur extrême. Chez quelques sujets, on aperçoit une rougeur érysipélateuse aux membres qui tourne bientôt au violet, c’est ce qu’on appelle le Feu Saint-Antoine dans les campagnes, mais cet accident est néanmoins rare. Le pouls se resserre de jour en jour et devient très faible et très petit. L’appétit se soutient encore quelquefois dans cette seconde période, mais tous les aliments chauds fatiguent l’estomac : une moiteur douce ou une légère sueur est alors bon signe et une preuve que les remèdes agissent avec succès. Les malades ont froid et pâlissent, ils se remuent avec peine et cet état dure plus ou moins de temps ».


A la troisième période
« La troisième période s’annonce par le changement subit de la douleur vive que les malades sentent aux pieds ou aux mains, douleur qui se transforme en froid glacial : alors le sentiment s’éteint entièrement dans la partie souffrante. La douleur se communique de proche en proche, de la main à l’avant-bras, de l’avant-bras au bras, etc.
« La même progression de la douleur a lieu dans les parties inférieures, lorsqu’elles sont attaquées ».
« Le membre affecté devient livide et semble avoir été trempé dans de l’eau glacée ; la partie diminue de volume et se dessèche ; les malades pâlissent, jaunissent, se refroidissent peu à peu : le blanc de leurs yeux est jaune ; alors le pouls devient si faible et si petit qu’on a de la peine à le sentir. Le meilleur signe qu’il y ait de cette période est un fourmillement dans la partie malade qui annonce un commencement de vie. Il incommode beaucoup les malades, mais bien moins que l’engourdissement auquel il a succédé ou qui pourrait le suivre. La chaleur y renaît, le pouls se ranime et le visage reprend sa couleur naturelle ».


A la quatrième période
« La quatrième période se remarque au moment où le membre malade, qui était livide, est devenu comme une chair boucanée et noire, et que le sentiment et la vie n’y existent plus. Quelquefois, le membre affecté a perdu sa couleur naturelle et parvient à cet état sans qu’il ait été précédé d’aucun erysipèle sensible. Le pouls se fait alors à peine sentir : l’abattement est extrême. Le membre devenu noir n’est pas fétide : il est comme durci et desséché au feu, sans vie et sans sentiment et sa séparation du reste du corps est désirable. La nature l’opère souvent d’elle-même, surtout aux articulations.





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