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 Semaine 6 Cours sur la poésie au moyen age

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Tiamarys
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MessageSujet: Semaine 6 Cours sur la poésie au moyen age   Ven 4 Juin - 12:24

La poésie au Moyen Age : introduction générale
Dans l’histoire de la poésie, le Moyen Age se divise en deux époques : la ménestrandie et la rhétorique, qui correspondent, dans l’histoire de la langue, à l'ancien français caractérisé par la déclinaison à deux cas (cas sujet, cas régime. Voir introduction) , et au moyen français, qui est dépourvu de flexions et tend par la construction à se rapprocher du français moderne. Au temps de la ménestrandie, poésie et musique sont mêlées, c’est-à-dire que le trouvère est doublé d’un musicien, en dehors du genre purement narratif ou didactique, et il a généralement pour interprète le jongleur qui chante ou récite en public. Les rhétoriqueurs écrivent directement pour le lecteur; notons que rhétorique alors signifiait poétique; les arts de Rhétorique sont des Arts d’écrire en vers comprenant traité de versification et poétrie, c’est-à-dire mythologie et accessoires de style. La Rhétorique commence avec Guillaume de Machaut, le dernier poète du Moyen Age, qui fut également compositeur de musique, et Eustache Deschamps qui écrivit L’Art de dictier et de fere chançons. Dès cette époque, les manuscrits se multiplient; un grand nombre de personnes qui savaient écouter apprirent à lire, même si leur mémoire devait s’affaiblir quelque peu par manque d’exercice, et l’intermédiaire ne fut plus le récitant, mais le copiste.

Les cantilènes, poèmes fort courts, qu’elles soient d’inspiration pieuse ou guerrière, ont précédé les Vies de saints en vers et les Chansons de geste, ouvrages plus développés. Ainsi La Chanson de Roland a donné naissance à la ´ Geste du Roi ª, et à toute une floraison d’épopées secondaires qui forme la légende de Charlemagne et de ses pairs; ainsi du lai breton est sorti le roman d’aventure et le roman de la Table Ronde.

Les premières ´ chansons ª épiques sont en laisses assonancées soit d’un nombre fixe de vers comme La Légende de Saint Alexis, soit d’une longueur variable comme La Chanson de Roland; par la suite, l’assonance est remplacée par la rime. Celle-ci apparaît de bonne heure; on la trouve déjà dans Albéric de Briançon. Elle prend toute sa valeur dans la poésie lyrique par l’entrelacement des sons, et dans le récit en octosyllabes à rimes plates (romans et fabliaux) par leur diversité de plus en plus grande, et enfin, d’une manière générale, par la recherche toujours plus poussée de la consonne d’appui (belle et telle)

La poésie lyrique aux XIIe et XIIIe siècles comprend principalement des chansons à refrain, rotrouenge, ballette, motet. Mais les genres les plus en vogue sont la chanson courtoise avec son dérivé le jeu-parti, la romance et la pastourelle.

La chanson courtoise est d’origine provençale; elle a un caractère mondain et galant, convenu et assez maniéré; elle est fort monotone avec cette description rituelle du printemps qui en forme l’entrée en matière, les hyperboles à l’adresse de la dame et les objurgations au trompeur ou ´ losengier. Les romances et les pastourelles ont beaucoup moins vieilli que la chanson courtoise.

Les romances s’appellent chansons d’histoire, parce qu’elles forment un récit, ou chansons de toile parce qu’elles étaient censées accompagner le travail des femmes en train de filer ou de tisser. Ce sont des épisodes plus ou moins dramatiques, traités sobrement, des sortes de raccourcis de roman sentimental ou d’épopée. Elles se composent de plusieurs strophes terminées par un refrain. Leurs héroïnes se nomment Doette, Eglantine, Béatris, Argentine, Ysabel, Gayette, Yolant, Euriant, Amelot; elles brodent des orfrois, soupirent après le retour du beau chevalier qui parfois ne revient pas, ayant été ´ occis au jouter ª; dans ce cas, il ne reste a l’infortunée qu’à vêtir la haire et à prendre le voile. Ailleurs, c’est la mal mariée qui trouve un consolateur, ou bien c’est une mère qui reçoit la confession de sa fille séduite par un galant; par bonheur, l’amoureux ne tarde pas a revenir; il emmène la belle en son pays et en fait une comtesse.

La pastourelle est un genre aristocratique. Les belles dames, de tout temps, ont aimé a se déguiser en bergères; par contraste, les petites filles de la campagne, dans leurs rondes, se prennent volontiers pour des reines et des princesses. Tel était du moins l’usage dans la vieille France.

Robin et Marion, comme dans le jeu célèbre d’Adam le Bossu, forment le couple-type des pastourelles avec leurs diminutifs variés : Robinet, Robichon, Marot, Marotte, Mariette; mais il y en a beaucoup d’autres; côté pastoures, c’est Alinette, Amelinette, Jacquette, Mabeline, Perrenelle ou Péronnelle; côté bergerots, c’est Gui, Guiot, Guiénet, Gautier, Gauterot, Perrin, Pernnet, sans compter les Thierri, les Foucher et les Liégeard. La pastourelle a pour thème généralement un chevalier qui fait la cour en termes choisis à une bergère de rencontre; parfois celle-ci finit par lui céder, mais le plus souvent elle le rabroue, et il n’est pas rare que le galant trop entreprenant soit reconduit à coups de bâton par l’amoureux en titre et par les chiens, Tancré et Mancel, lancés à sa poursuite. Malgré la ressemblance des sujets, rien de moins ennuyeux que les pastourelles; les détails en sont spirituels et pittoresques, les refrains qui sont des onomatopées imitent le son des instruments champêtres et le rythme présente une diversité infinie : on y trouve toutes sortes de vers, de sept, de neuf, de onze, de quatorze et quinze pieds; on y trouve même le vers-écho et la rime enchaînée.

Le genre lyrique ne représente qu’une petite partie de la poésie du XIl’ au XIV’ siècle; tant par leur importance intrinsèque que par le retentissement qu’elles eurent dans 1’Europe entière les grandes compositions narratives tiennent la tête : épopée nationale, romans antiques, romans bretons, contes à rire, œuvres morales et satiriques depuis la Bible Guiot jusqu’à Fauvel, cinq recueils d’ysopets avec l’immense prolongement du Roman de Renart, enfin le poème encyclopédique qui s’appelle Le Roman de la Rose.

Dès le XIIe siècle, avec Jean Bodel d’Arras et le Parisien Rutebeuf, apparaît la poésie personnelle qui triomphera au XIVe et au XVe avec Deschamps, Froissart, Christine de Pisan, Charles d’Orléans et François Villon. C’est la grande époque des poèmes à forme fixe, lai, rondeau, ballade, complainte, serventois, enfin du chant royal, le type le plus somptueux des palinods consacrés à 1’Immaculée Conception de la Vierge et la principale attraction des puys de Caen, de Rouen et d’Amiens.

La fin du XVe siècle, est l’époque la plus spectaculaire de la littérature du Moyen Age. Les poètes expriment des idées générales dans des rythmes difficiles, comme chez Hélinant de Froidefonds et le Renclus de Molliens, deux cents ans auparavant. Cette science de la versification poussée si loin, ce riche vocabulaire du XVe siècle, le théâtre en a profité. A cette époque, la richesse de la langue des mystères, miracles, farces, moralités et monologues dramatiques est incroyable.

Par un contraste singulier, au même moment où se développe la poésie savante libérée de la musique, naît la chanson populaire; œuvre d’amateurs ou de demi-lettrés qui sont souvent les auteurs de l’air et des paroles, elle continue avec une véritable originalité, pour les petites gens, la romance courtoise et l’aristocratique pastourelle; il en est de fort bien venues, d’une naïveté charmante et parfois d’une réelle distinction. Plusieurs de ces chansons sont venues jusqu’à nous, mais altérées par la tradition orale, le peuple ayant perdu peu à peu le sens exact de la cadence et de la valeur des mots qu’entretenaient en lui les récitations publiques les représentations théâtrales.

On peut dire que le vers a été pendant quatre cents ans le mode d’expression a peu près unique pour toutes les idées et tous les sentiments: il était plus clair et mieux compris que la prose, laquelle n’est arrivée à la pleine limpidité que beaucoup plus tard. Tout ce qui est important a été dit en vers avant de l’être en prose. Concision et force expressive ont été le but suprême du poète, du jour où la poésie a été déchargée de tout ce qui est discursif ou superflu et a abandonné définitivement une matière désormais réservée à la prose. Alors le lyrisme put régner en maître.

D’après André Mary ? Anthologie poétique française, Moyen Age. Paris : Garnier-Flammarion, 1967 (extraits)
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CHANSON DE TOILE
Elles étaient appelées ainsi parce que les femmes les chantaient en filant ou en tissant la toile. Elles traitent en général d’une histoire d’amour. Dans Gayette et Orieur nous avons l’histoire de deux sœurs que sépare la rencontre d’un amoureux.


RICHARD CŒUR-DE-LION (RICHARD Ier : 1157-1199)
Richard Cœur-de-Lion, roi d’Angleterre, a participé à la troisième croisade avec Philippe-Auguste et Frédéric Barberousse, Empereur du Saint Empire Romain Germanique (Allemagne). Au cours de la croisade, il devienet ennemi du duc d’Autriche, Léopold, qui le retient prisonnier lorsqu’une tempête le jette sur les côtes de ses Etats (L’Autriche était alors beaucoup plus grande et avait accès à la mer). Le roi d’Angleterre compose une rotrouenge où il fait appel à ses compagnons pour le délivrer


THIBAUT DE CHAMPAGNE (1201- 1253)
Thibaut de Champagne. Le plus illustre des trouvères, connu sous le nom de Thibaut le Chansonnier, et plus souvent du Roi de Navarre.
Thibaut IV, comte de Champagne et de Brie, de la maison de Blois, fils de Thibaut III et de Blanche, fille de Sanche VI, roi de Navarre, naquit le 30 mai 1201. Appelé à succéder à son oncle maternel Sanche le Fort, il fut couronné roi de Navarre à Pampelune, en mai 1224.
Comme il est dit dans Les Grandes Chroniques de France, dans un passage bien connu :
´ Et pour ce que parfondes pensées engendrent mélancolie, ly fu il loé (conseillé) d’aucuns sages hommes qu’il s’estudiast en beaux sons de vielle, en doulx chans delitables. Si fist entre luy et Gace Brulé les plus belles chansons et les plus delitables et melodieuses qui onques fussent oïes en chançon ne en vielle. Et les fist escripre en la salle a Provins et en celle de Troyes, et sont appelees les Chansons du Roy de Navarre. ª

Thibaut prit part a la croisade de 1239, mais fit retour en France des 1240. Il mourut à Pampelune le 7 juillet 1253.


MARIE DE FRANCE
Marie de France. La plus grande poétesse du Moyen Age. Vecut en Angleterre dans la deuxieme moitie du X11’ siècle et fréquenta la cour brillante et lettrée d’Henri II Plantagenêt et de la reine Aliénor d’Aquitaine. C’est pour ce ´noble roi, preux et courtoisª, ainsi qu’elle le désigne dans son prologue, qu’elle composa avant 1167 son recueil de Lais. 11 s’agit, sous ce nom d’origine celtique, non plus de chansons, mais de sortes de nouvelles en vers sur des suiets pour la plupart tirés des traditions bretonnes et ayant ce caractere de feerie tres particulier qu’on retrouve, demesurement amplifie, dans les romans de la Table Ronde. On ne trouve pas dans Marie la richesse de langue et la virtuosite de stylr qui distinguenr un Chretien de Troyes ou un Raoul de Houdenc, et sa maniere de conter comporre quelque gauchene, non sans charme d’ailleurs; toutefois dans l’agencement de ces petits drames on peut dire que son habileté est remarquable. Ce qui fait surtout son originalité en regard des romanciers courtois, c’est sa conception de l’amour sincère, plus passionné, plus près de celui qui est exprimé dans les chansons de toile, que de ce sentiment tout de convention codifié et mis à la mode par la poésie provençale
Vers 1170, Marie de France mit au jour un nouveau livre, son recueil de Fables, tiré du Romulus anglo-latin, d’un genre tout différent du premier; mais non moins original puisque c’est le premier en date des Isopets en français. Son style, dans cet ouvrage, semble s’être affermi; le vers, c’est toujours l’octosyllabe, y est bien cadencé et de bonne frappe :



FRANÇOIS VILLON (1431-?)
Le nom véritable de François Villon, Parisien, ainsi qu’il ressort des registres de l’Université et des archives judiciaires, était François de Montcorbier ou des Loges. Villon est né pendant l’été de 1431, sous l’occupation anglaise, l’année même du supplice de Jeanne d’Arc (30 mai 1431). Orphelin de père, il eut pour tuteur un ecclésiastique aisé et considéré, dont il prit le surnom, Guillaume de Villon, chapelain de Saint-Benoit le Bétourné, au Quartier Latin.
La biographie de François Villon tient en quelques mots et en quelques dates: il est reçu bachelier en 1449, maître ès arts en 1452; le 5 juin 1455. il tue malheureusement, au cours d’une rixe, un prêtre débauché, Philippe Sermoise; en 1456. il est compromis dans un vol commis au Collège de Navarre; en 1457. il séjourne à la cour de Blois et participe au concours poétique sur 1e thème ´ Je meurs de soif auprès de la fontaine. ª En 1460, il est en prison à Orléans pour quelque méfait, et en 1461 il purge une autre condamnation à Meung-sur-Loire. En novembre 1463, à la suite d’une échauffourée, il est incarcéré au Châtelet, subit la question de l’eau, et il est condamné à être ´ pendu et estranglé ª. Il appelle de la sentence au Parlement qui commue la peine de mort en bannissement.

A partir de ce moment, Villon disparaît à nos yeux.. En 1456, après l’affaire Sermoise, il avait écrit le Petit testament

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