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 salle d'operation

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Isaiis



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MessageSujet: salle d'operation   Mar 24 Jan - 16:31


Programme :

Semaine 1 : Semaine de présentation.
semaines 2 et 3 : l'anatomie humaine (dissection)semaine 4 et 5 : anesthésie, lavements, saignées et soins dentaires
semaine 6 : hémorragie, sutures et cautérisation
semaine 7 et 8 : Retirer les traits, abcès, infection, amputation
semaine 9 : trépanation
semaines 10, 11, 12 : devoir
semaine 13 : opération de la taille, cataracte
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Isaiis



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MessageSujet: Re: salle d'operation   Dim 29 Jan - 10:28

Le barbier-chirurgien n'est pas forcément médecin. Ce sont deux professions différentes mais on peut les cumuler bien sûr. Il faut préciser que les saignées, les soins dentaires, la petite chirurgie sont des actes effectués par le barbier, tandis que les actes chirurgicaux plus importants sont effectués par les chirurgiens.

Depuis toujours l'HOmme a cherché à soulager ses pairs des maux qui pouvaient les atteindre jusqu'à exercer sur eux des actes chirurgicaux. La chirurgie existe donc depuis la nuit des temps.

Initialement, d''une part les barbiers qui s'occupaient de la barbe, du coiffage et de la tonsure des clercs et d'autres part les chirurgiens pour des actes plus importants sont considérés comme faisant partie d’une seule et même profession car ils manipulaient les rasoirs et lancettes. Ces deux corps de métiers sont donc des artisans. Les médecins eux étaient plus considérés comme des "lettrés". Ils allaient à l'université, lisaient des livres scientifiques et la fonction de médecins étaient souvent pratiqués par des religieux. Or comme il leur était interdit de faire couler le sang, ils laissaient aux barbiers et chirurgiens de faire ces soins.

Jean Pitard, premier chirurgien de grands rois eut l’idée de réunir les chirurgiens parisiens en une corporation. La confrérie de Saint-Côme naquit donc. Il faut dire qu'il y avait aussi d'énormes rivalités entre les barbiers et les chirurgiens, ces derniers considérant les premiers comme des charlatans. Il fallut plusieurs édits pour réglementer tout cela et bien souvent la frontière entre le métier de barbier et le métier de chirurgien était bien mince et bien floue.

Elle déposa un petit parchemin

Voici un édit qui reconnait aux barbiers le droit de saigner

Citation :
Edit de décembre 1371 :
Art 1- le roi établit pour garde du mestier son premier barbier et valet de chambre, avec pouvoir d’instituer un lieutenant
Art 2 - Pour faire office de barbier, il faudra avoir été essayé et éprouvé par ce maître et par quatre jurés (examen de maîtrise obligatoire pour qui veut s’installer dans ce métier)
Art 3 - On ne peut y admettre des gens tenant hostel de bourdellerie et maquerellerie; et s’ils en tiennent, ils seront privés à toujours de l’office, et leurs outils sront confisqués.
Art 4 - Interdiction de soigner les lépreux.
Art 5 - Ils ne doivent faire aux jours défendus, c’est à dire aux jours de dimanche et de grandes fêtes, aucune chose de leur mestier de barbier, hors de saigner et de piquer, sous peine d’amende. (Il est donc reconnu que les barbiers ont le droit de saigner).
Art 6 - Ils encourent aussi une amende de cinq sols s’ils pendent bassin hors de leurs huis aux cinq fêtes de Notre-Dame, Saint-Cosme, Saint-Damien, à l'Epiphanie, aux quatres fêtes solennelles de Noël, Pâques, Pentecôte et la Toussaint “
Art. 7 - “Le Prévôt de Paris peut mettre à la disposition du maître, de son lieutenant ou de ses jurés, la police de la ville en cas de besoin”.
Art. 8 - “En cas de conflit avec le Maître ou son lieutenant les barbiers ont droit de faire appel auprès du Procureur du Roi”.
Art. 9 - “Un barbier ne doit pas débaucher son apprenti ou son valet à un confrère sous peine de six sols d'amende”.
Art. 10 - “Tout barbier est tenu de comparaître devant le Maître lorsqu'il est nommé. Le refus de se présenter entraînerait une amende de six sols”.

Une ordonnace de 1372, maintient les barbiers dans le droit “de panser de curer et guérir toutes manières de clous, boces, apostumes et plaies ouvertes en cas de péril et autrement si les plaies n’étaient mortelles sans pouvoir en être empêchés par les chirugiens ou mires jurés” et “à fournir aux sujets du roi des emplâtres et autres médicaments pour guérir les plaies, clous et tumeurs”

En 1383, certains privilèges supplémentaires qui sont confirmés en 1438 sont accordés aux barbiers souvent au grand dam des chirurgiens. Petit à petit nous glissons donc vers un seul et même métier, celui de barbier-chirurgien

Au cours de cette session, je ferai souvent allusion à différents médecins ou praticiens.

Ainsi le philosophe grecHippocrate (-4ème siècle) qui nous donna le serment prononcé en fin d’étude porte un grand intérêt à la maladie. Cela l'amènera à écrire ce qui s'appela le Corpus hippocratique constitué d'une soixantaine de livres dont six sur la chirurgie.

A Rome, Galien [2ème siècle] est l'un des personnages clés de la chirurgie romaine du fait de ses découvertes anatomiques et ses innovations techniques. Mais par conviction religieuse, sous Marc Aurèle il fait interdire la dissection anatomique. Il admet que les principales causes des maladies sont dues à l’altération des humeurs et que celle-ci se soigne par la saignée ou la purge selon les cas.
C’est en Orient et au 10ème siècle que vont se développer bon nombre d’universités et d’écoles chirurgicales. Le personnage le plus marquant est Albucassis. Il est l’auteur d'un ouvrage important : le Tarsif, une encyclopédie médicale en 30 volumes qui a été traduite en latin et est utilisée dans nos écoles de médecine. Le dernier est entièrement consacré à la chirurgie. Abulcassis prône l'utilisation de cautères pour l'hémostase. Il est à l'origine de l'utilisation des mandibules de fourmis pour suturer la fermeture cutanée. Il est le premier à extraire, par voie vaginale, les calculs urinaires. à inciser la trachée. Il a réussi à arrêter une hémorragie en ligaturant les grandes artères. Il pratiquait brillamment le traitement des fistules, les cures herniaires, les amputations, voire les trépanations.

L'arabe Hamidam ou Abulcassis né à Cordoue quant à lui énumère au moins 26 instruments chirurgicaux révolutionnaires qui n'étaient pas connus avant lui. Parmi ces instruments figurent les premiers instruments destinés à la chirurgie gynécologique ainsi que les fils résorbables et différents types de forceps, de ligatures, aiguilles à suture, scalpels, curettes, écarteurs, pinces chirurgicales, sondes, crochets, spéculum, scie à os et les plâtres. Vous aurez l’occasion de découvrir tous ces instruments lors ce cette session.


le Perse Avicenne a décrit les éponges soporifiques, imprégnées de substances aromatiques et narcotiques qui devaient être placées sous le nez du patient pendant l'intervention.

Rhazez, Perse également a utilisé les composés du mercure comme antiseptique local.

L'arabe Avenzoar a réalisé la première dissection et le premier examen post-mortem sur l'homme aussi bien que sur l'animal. Il inventa la technique de la trachéotomie au XIIe siècle.
Al-Mawsili inventa la première aiguille creuse et la première aiguille à injection.
En Europe, la première école chirurgicale européenne fut créée au IXe siècle. Il s'ensuivra l'ouverture d'une seconde école chirurgicale à Bologne au XIIe siècle. Parmi les personnages importants de cette école, on trouve Théodoric qui initie en Europe le traitement des plaies par le "sec" et non plus par le vin et remplacera, pour le traitement des plaies, l'onguent par l'antiseptique. Au XIIIe siècle, Bologne est la plus grande université d'Europe. C'est aussi là que reprendront les premières dissections cadavériques.

En France, la première école chirurgicale est fondée à Montpellier en 1220. C'est de cette université qu'est issu Guy de Chauliac, auteur de la Grande Chirurgie (Chirurgica Magna) en 1368, premier ouvrage chirurgical en français. Bien que le IV concile de Latran ait interdit de pratiquer l'apprentissage chirurgical en 1215, la permission du duc d’Anjou autorise les barbiers chirurgiens du sud de la France à disposer une fois par an d'un corps de supplicié pour le disséquer et apprendre l'anatomie.
Guy de Chauliac dit que l'étude de la chirurgie comprend trois parties:
-la première, savoir les lieux de son sujet, c'est à dire l'Anatomie;
-la seconde, rechercher la cause qui donnera l'indication curative, c'est la description des maladies;
la troisième partie, savoir les instruments (c'est à dire le moyen à employer pour guérir), c'est l'Antidotaire.
Guy de Chauliac est le chirurgien le plus éminent du XIVème siècle, il a révolutionné l'esprit médical de son temps et mérite le nom de "Père de la Chirurgie Moderne."

Guy de CHauliac eut pour professeur Henri de Mondeville
Mondeville, après le professorat, devint le chirurgien attitré de deux rois de France, ce qui l’amena à fréquenter de nombreux champs de bataille, et de ce fait, à être le premier à expliquer comment traiter des blessés en armure ! Mondeville est également très connu pour son enseignement de l’anatomie à l’école de médecine de Montpellier. Il y aurait effectué une dissection publique en 1304. Il considère l’anatomie comme indispensable pour exercer la chirurgie.
Henri de Mondeville est l'auteur d'une monumentale "Chirurgie" La première partie est consacrée à l'anatomie De Mondeville était lui-même élève de Théodoric et tout comme lui préconise, d'abandonner la suppuration des plaies, au profit de leur assèchement et désinfection.

Bien sûr ce sont les principaux et c'est une liste exhaustive.
Dans les RR il n'y a pas d'autorisation à demander, c'est complétement RP. Au Moyen-Age, il y avait des corporations et bien souvent des maîtres et des apprentis.Voici un extrait des statuts de 1438

Citation :
Statuts des barbiers de juin 1427 (les 10 premiers articles sont identiques à ceux de 1371)
“Les barbiers pourront s'assembler en confrérie, sous le patronnage de Saint-Cosme et Saint-Damien, en présence des officiers royaux et des jurés, et apporteront cent sols de cotisations (art.7) Les confrères de Saint-Cosme et Saint-Damien avaient pour devoir de panser les indigents gratuitement.
« L'article 11 précise que nul ne pourra louer sa boutique et son office à une personne qui ne serait pas maître du métier. »
- L'article 12 introduit pour la première fois une discrimination sexuelle : “les femmes ne seront pas admises à travailler à moins qu'elles ne soient femmes ou filles de maîtres et de bonne renommée”.
- Pour passer l'examen de maîtrise, il faut avoir fini l'apprentissage, et demander une lettre au Premier Barbier en versant cinq sols (art. 12 et 13). »
- le maître ne prend qu'un seul apprenti à la fois, il doit l'héberger, le nourrir, l'habiller et traiter en fils de “prud'homme”.
- “Les jurés feront la visite des “ouvroirs pour s'assurer du service (art. 15)”.
- “En cas de décès d'un maître, tous les autres l'accompagneront aux obsèques (art. 17)”


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Isaiis



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MessageSujet: Re: salle d'operation   Mar 31 Jan - 20:03

la méthode en trois temps :

-l’abdomen avec une incision sous-ombilicale
-le thorax par une incision allant de la partie haute du cou à la région droite du thorax
-la tête enfin où l’on découpe la calotte crânienne


Je vais utiliser un scalpel, une paire de ciseaux forts pour les dégrossissements et une paire de ciseaux fins pour la précision, des épingles.

Il est préférable de la réaliser en hiver et sur quatre jours.

Sont donc disséqués dans l’ordre comme dit précédemment , en fonction de la rapidité de leur putréfaction,

1. le bas ventre,
2. la poitrine (thorax), c’est-à-dire principalement le cœur et les poumons,
3. la tête, c’est-à-dire le cerveau et les organes des sens,
et enfin, le quatrième jour, les membres, mais jamais le squelette.
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Isaiis



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MessageSujet: Re: salle d'operation   Dim 12 Fév - 16:45

Les anesthésies peuvent se faire localement ou... de manière généralisée... Et pas besoin d'un gourdin pour anesthésier un patient.
Anesthésier, c'est "endormir sensoriellement" tout ou une partie du corps. Certaines plantes sont connues pour leur propriété anesthésiante, comme la menthe poivrée, l'une des plus puissantes, et le clou de girofle. Ils s'appliquent tous les deux surtout en huile essentielle. Mais elles sont à éviter sur les enfants de mois de 3 ans car dangereuses pour eux.

On retrouvait en lui le père sur-prévenant.

Il reprit ses définitions.

Les soins dentaires consistent surtout à l'arrachage de dents pourries ou infectées. Reste ensuite à nettoyer et désinfecter là où se trouvait l'infection ou la dent gâtée, sans quoi abcès gingivaux apparaitront.

La saignée consiste à effectuer une légère incision au patient afin de faire sortir du sang (ou les" humeurs"), ceci pour améliorer son état et influer sur les "humeurs" qui sont : le sang, la bile jaune, la bile noire et la pituite (le mucus) qui pourrait encrasser nos organes vitaux.

Mais trop fréquemment usitée, elle affaiblit le patient et peut le conduire à la mort.

Elle est pratiquée depuis l'Antiquité.

Concernant les lavements, je doute que cela soit le bain bisannuel de certains.

Le lavement... je plains celui qui doit le subir...

Il s'agit d'une pratique destinée à soulager la constipation, en provoquant le ramollissement, la fragmentation et l'expulsion des selles, en très gros. Un nettoyage rectal par le toucher. Quoi que je pense que certaines plantes ont aussi les vertus aidantes pour cela, étant donné la nature bien faite qui nous entoure.

Le risque est que s'il est mal ou trop pratiqué, il peut engendrer des infections ou endommager la muqueuse du côlon, engendrer des nausées et des diarrhées, ainsi que des irritations ou des perforations de l'intestin. Le produit et la manière utilisés pour cette pratique sont donc à appliquer avec pas mal de précautions.
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Isaiis



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MessageSujet: Re: salle d'operation   Jeu 16 Fév - 12:01

leanore a écrit:
POur la quantité, cela va dépendre de la corpulence, de l'âge du patient

Elle leur montra quelques illustrations et même un clystère

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Et du vomissement ?

Le lavement anal se concentre sur les parties inférieures du corps, il y également la purgation pour les parties supérieures .

Le vomissement, qui même en état de santé est souvent nécessaire aux personnes bilieuses, l'est également dans les maladies provoquées par la bile. Il est nécessaire à tous ceux qui éprouvent des frissons et des tremblements avant la fièvre, aux personnes atteintes de choléra, à celles dont le délire est accompagné d'une certaine hilarité, et enfin aux épileptiques.

Dans les maladies aiguës et dans les fièvres il ne faut pas employer de vomitifs trop violents.

Dans les affections violentes et chroniques, mais sans fièvre, comme l'épilepsie ou la folie, on peut administrer l'hellébore blanc.

Avant de le donner il faut préparer le corps en l'humectant. Il ne faut pas ignorer que les médicaments de ce genre pris en boisson ne sont pas toujours utiles aux malades, et nuisent toujours aux gens bien portants. (selon Celse)



Continuons par la saignée.

POurquoi les saignées ?

Pour Hippocrate il s'agit de retirer les humeurs de notre corps.

La santé (celle de l'esprit comme celle du corps) dépend du jeu équilibré des quatre humeurs du corps dont j'ai déjà parlé lors du cours sur l'anatomie humaine.

Le déséquilibre qu'entraîne la prédominance trop marquée de l'une de ces humeurs est la cause des maladies. Hippocrate rattachait chacun des ces tempéraments à un organe.

Le défaut ou l'excès de ces humeurs est donc comme un déséquilibre qu'il faut rectifier selon les cas.

La saignée est faite par l'ouverture d'une veine ou par l'application de sangsues sur le corps pour qu'elles sucent le sang.

On saigne les malades mais aussi, de manière préventive, les moines en bonne santé, qui se saignent ainsi en moyenne quatre fois par an

Durant la saignée, le malade doit être en position allongée pour éviter les vomissements et les malaises.

Après la saignée, le malade doit éviter les efforts excessifs, il doit s'allonger, et éviter les repas copieux, en s'alimentant progressivement.

Chez les personnes qui n'ont pas l'habitude d'avoir des saignées, il faut commencer par des saignées de petite quantité, et l'augmenter ensuite progressivement.

Il ne faut pas pratiquer les saignées :
- chez les femmes au cours des règles, ni chez les femmes enceintes chez ces femmes les saignées peuvent être à l'origine de mort foetale.
- chez les malades fébriles, les malades pâles, les malades à tempérament très froid, ou vivants dans les pays ou il fait très froid ainsi que chez les malades qui souffrent de douleur intense.
- Chez les enfants de moins de 14 ans, et chez les personnes âgées sauf si c'est absolument nécessaire. Dans ce cas-là, surveillez le faciès du malade, sa rougeur teinte, sa corpulence musculaire, le volume de ses vaisseaux sanguins et la puissance des battements de son pouls.
- chez les personnes trop maigres, trop obèses, asthéniques, trop pâles.

Avicenne décrit toutes les régions anatomiques et les vaisseaux qui permettent de faire des saignées et comment éviter de traumatiser ou de sectionner les nerfs et les tendons avoisinants les vaisseaux sectionnés ou ouvert


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Le choix de la veine ou de l'artère à sectionner pour réaliser la saignée est important. Il ne faut pas que celles-ci soient situées dans une zone très mobile, le mouvement retardant l'arrêt de l'écoulement sanguin spontanée et la cicatrisation de l'incision,

Le choix du vaisseau dépend aussi de l'indication de la saignée, car pour Avicenne, le but de la saignée c'est d'évacuer partiellement le sans d'un organe qui en a trop (le décongestionner) ou parce que le sang est mauvais et sera remplacé par du bon sang grâce à un régime alimentaire adapté, les remèdes et les soins administré.

Certains diront que les médecins abusent un peu trop de cette méthode. Ma foi peut être mais à nous médecins de voir si notre malade est apte ou pas à subir une saignée. Vous verrez après qu'il y en a de plus ou moins "agressives".


Spoiler:
 


La saignée générale :


Elle est généralement abondante. Il est d'usage de prélever de 16 à 30 onces pour quiconque souffre de "mauvaises humeurs". Une règle d'or stipule qu'il faut prolonger la saignée jusqu'à l'inconscience. La peau rosée du patient est alors pâle, le pouls passe d'un battement de 90 à 120, la fièvre baisse et la nervosité du patient laisse la place à un état proche de l'état de choc.

Après avoir localisé un point de ponction, on fait un garrot à la partie du corps menant au cœur : pendant que l'opérateur presse avec le pouce sur l'artère en direction opposée de celle du cœur, l'artère ayant ainsi accumulé du sang il est désormais facile d'inciser en biais au scalpel sur 3mm. Votre assistant peut récupéré ensuite le jet de sang dans un récipient plat et étroit. Lorsqu'on a obtenu la quantité de sang voulu, on referme la plaie par pression.



On utilise une lancette



[/b]
La Lancette :




La lancette est un couteau chirurgical à la pointe courte et large et à double tranchant aiguisé.

Plusieurs types de lancettes ont été utilisées depuis longtemps toutes pointues, à double tranchant et pourvues de lames droites afin d'exécuter des ponctions veineuses précises et contrôlées.



La lancette à angle est une lame à double tranchant qui se déploie à angle droit par rapport au manche.

La lancette-pouce a une lame qui peut être rabattue entre les deux parties du manche et au besoin réglée par le pouce jusqu' à la position désirée.


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[b]Récipients destinés á recueillir le sang

Certains récipients sont munis d'anneaux fixés aux parois intérieures afin de déterminer avec précision la quantité de sang recueilli. On utilise souvent aussi un quelconque récipient domestique se trouvant à portée de main



La Saignée par ventouse


La saignée par ventouse ou Hijama consiste à extraire du sang d’endroits déterminés du corps par des égratignures.

C’est l’un des plus anciens arts de soigner.

Ibn-Sina ( Avicenne ) a déclaré dans son livre , Le Canon de la médecine, les indications générales pour la saignée :

" L'objet dans les deux cas est de retirer le sang surabondant, pour enlever le sang malsain, ou les deux.Des exemples de la première catégorie sont sciatique naissante, podagre (la goutte) et le danger d'une hémoptysie de rupture du récipient dans le poumon , pour surabondance de sang rend le navire susceptible de donner "

Le bon moment de la journée pour la saignée selon Ibn-Sina:

«Avant la mi-journée si la procédure est facultative, lorsque la digestion est terminée et quand les intestins sont vides. Quand il est urgent, alors cela pourrait se faire en tout temps »



La Hijama ne s'effectue pas sur n'importe qu'elle parties du corps. Il y a des points précis de Hijama, il y a 98 points, 55 se situent sur le dos, 43 sur le visage et le ventre. A chaque maladie, il existe un point ; le plus important de ces points se trouve au niveau de la 7e vertèbre cervical, il est aussi l’endroit commun de toutes les maladies, au niveau de l’épaule et en bas de la nuque.

L'usage des ventouses est aussi conseillé dans les traitements anti-infectieux au même titre que les compresses de bouillie irritantes et les fers chauffés à blanc destinés à brûler la peau. En créant un nouveau foyer d'infection on espère dévier le sang des parties malades et congestionnées. Les articulations atteintes, les maladies de poitrine comme la toux ou l'insuffisance respiratoire, mais aussi les maux de tête, de gorge, les crampes, l'idiotie, les crampes généralisées et bon nombre d'autres maux sont rapidement devenus des domaines privilégiés du traitement par ventouses.


Il existe deux techniques

La ventouse sans égratignure, donc sans extraction de sang. La succion est donc un prolongement de la saignée, un moyen de faire circuler sous la peau un surplus de sang dans les zones à problème plus profondes. Un pot de verre chauffé, ou encore un pot de zinc ou de corne, intensifie la circulation sanguine par création d'un vide sur la peau, l'air chaud se refroidissant. La peau devient rouge et s’attache au pot par effet de ventouse. Aussitôt que le "mauvais" sang affleure, on laisse la place à l'air en inclinant le pot et en l'écartant avec précaution de la peau.


Ce procédé a très probablement son origine dans la succion du sang de plaies contaminées. On trouve même certains pots dont on chassait l'air avec l'aide de la bouche au lieu de les chauffer.


Les Grecs et les Romains préféraient des pots de métal, comme le firent d'ailleurs aussi les chirurgiens militaires sur les champs de bataille. Aujourd’hui on utiliser des pots de corne légèrement curvilignes et souvent appliqués par groupe de trois.

2) La saignée par ventouses proprement dite (avec égratignure). La peau est éraflée sur une longueur de 4 mm et une profondeur de 1 mm environ. Après avoir fait 15 égratignures réparties en 3 bandes, on met les verres dessus pour procéder à l’aspiration du sang pendant une durée ne dépassant pas 10 minutes. On peut renouveler la pose des verres jusqu’à 5 fois si besoin est. Dès que le versement du sang cesse, on arrête l’opération.

Pour finir, il convient de désinfecter l’endroit blessé par du miel d’abeille ou de l’huile de nigelle

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Elle s'arrêta un instant


La saignée peut aussi impressionner et la sangsue moins agressif. Personnellement je l'utilise volontiers sur les gros hématomes. Donc poursuivons pas la technique de la sangsue justement[/b]
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Isaiis



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MessageSujet: Re: salle d'operation   Jeu 16 Fév - 12:25

La sangsue


La nature a elle aussi une réponse à la saignée par le biais des sangsues. Toutes les sangsues de la famille des Hirudéniers et phylum Annelia ne sont pas propres à la prise de sang localisée. La plupart se nourrissent de charognes, d'escargots et de glèbes. Vers 100 av. J.-C. des médecins Syriens utilisèrent une sangsue médicinale (Hirudo medicinalis), afin de faire aspirer le mauvais sang des patients

Cette espèce passe les six années de sa vie dans les eaux douces stagnantes et peu profondes d'Europe. A partir de 3 à 6 cm on les reconnaît à leur couleur vert olive typique bigarrée de quatre lignes jaunes, séparées en leur milieu par un trait noir.

Les Grecs et les Romains poursuivirent ce type de traitement et aujourd’hui les médecins emploient quotidiennement les sangsues.

Il faut pêcher les sangsues un jour avant leur utilisation, les faire vomir en les comprimant pour vider le contenu de leur estomac, puis verser sur elles une petite quantité de sang d'un agneau ou un autre animal pour les nourrir légèrement. Les sangsues doivent être lavées avant qu'elles soient appliquées sur la peau pour éliminer la glaire et les saletés recouvrant leur corps.


Léanore alla chercher un bocal contenant une trentaine de sangsues, elle en sortit une et la montra

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


Regardez, la sangsue possède deux ventouses : une qui va lui permettre de se mouvoir et l'autre qui est buccale et par laquelle elle va se nourrir. POur cela donc elle s'accroche et pompe le sang.

Je vous laisse observer la bouche

Les sangsues une fois nourries vont rester plusieurs semaines voire des mois sans manger.

Lorsqu'on pose des sangsues il faut bien nettoyer la peau où l'on va les poser. On les laisse manger tout leur saoul, donc on varie le nombre de sangsues en fonction de l'effet désiré. C'est inutile de tenter de les décrocher, vous risquez de blesser votre patient. Si vraiment c'est insupportable pour lui, pour les enlever, il suffit de passer doucement l'ongle entre sa bouche et la peau. Il se peut qu'après ce soin vous il ressente des démangeaisons. IL ne doit surtout pas gratter car il risque d’infecter les petites plaies. On peut donner une petite crème pour éviter cela.


Spoiler:
 

Choisir la sangsue, la ventouse ou la lancette est selon chacun. Les sangsues peuvent rebuter, la lancette effrayer..... Personnellement j'utilise les sangsues pour de très gros hématomes lorsqu'une poche de sang s'est formée sous la peau.

Spoiler:
 

Alors il faut savoir aussi que parfois ça continue de saigner sur certains sujets même après le retrait de la sangsue. Il faudra donc procéder aux techniques contre les hémorragies que nous verrons au cours prochain si je ne me trompe pas.[/quote]
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